Reportage Simon Gauzy

Du 13 au 20 mai 2013, les petites balles blanches vont résonner dans Paris-Bercy, où le gratin mondial du tennis de table sera réuni pour disputer les championnats du monde. A domicile, portés par leur public, les Français auront inévitablement à cœur de briller et de porter haut les couleurs tricolores. Parmi l'armada Bleue, Simon Gauzy, 18 ans à peine... Le natif de Toulouse, récent champion de France de simple et de double, médaillé de bronze lors des Jeux Olympiques de la jeunesse d'été de 2010, incarne la nouvelle génération, débordante d'ambitions et de rêves. A quelques jours du Mondial Ping, il nous parle du plaisir de disputer un tel événement en France...
source http://franceolympique.com

 

©FFTT

Tu sors à peine des championnats de France où tu as obtenu tes premiers titres senior, en simple et en double (avec Emmanuel Lebesson). C’est bon pour le moral non ?
Oui, c’est clair. C’est de bon augure avant les championnats du monde. Mon niveau de jeu est bon en ce moment et cela me permet d’espérer le meilleur. Cela fait du bien psychologiquement après toutes les blessures que j’ai pu avoir. Je reviens à mon meilleur niveau et c’est vraiment plaisant de sentir que tout le travail produit à l’entraînement paie. C’est cool !

Tu as 18 ans… Tu représentes, entre autres, la nouvelle génération française du tennis de table. Comment vis-tu cela ? Ressens-tu déjà une certaine pression sur tes épaules ?
Il y a effectivement une certaine pression, mais elle est plutôt positive. Cela nous prouve que les gens croient en nous. La génération précédente, avec Jean-Philippe Gatien, Patrick Chila, Damien Eloi et Christophe Legout notamment, n’a sans doute pas eu les résultats espérés et nous sentons que la génération qui arrive peut faire de belles choses. Je prends réellement cela comme une bonne pression, qui nous tire vers le haut. Le seul point négatif, c’est le jugement hâtif dont nous sommes parfois la cible en cas de contre-performance.

 

Que vous apportent les « anciens » toujours en activité au sein l’équipe de France, comme Damien Eloi et Christophe Legout dont tu parlais, qui seront tous deux à tes côtés pour disputer le Mondial à Paris ? 
J’ai personnellement beaucoup de chance puisque Patrick Chila est mon entraîneur au quotidien et que Jean-Philippe Gatien est l’une des personnes qui s’occupent de ma programmation et de ma carrière. Je suis bien entouré du coup ! Je côtoie en outre Damien et Christophe en équipe de France, qui nous apportent beaucoup à chaque regroupement, d’un point de vue expérience notamment. L’approche est forcément un peu différente avec ceux qui sont encore joueurs et ceux qui ne le sont plus. Il est plus simple d’échanger avec ceux qui ont stoppé leur carrière. Pour les autres, ils nous poussent aux entraînements, ils nous conseillent techniquement, tactiquement aussi, nous donnent des astuces sur certains adversaires. Nous sentons qu’ils ont une vraie connaissance du jeu et cela nous apporte beaucoup.

 

Le Mondial approche à grands pas. On imagine que tu es très impatient…
Ah oui, c’est clair ! Jouer en France, devant tous ces supporters qui vont nous encourager, dans la plus belle salle de France (Bercy), c’est une énorme opportunité pour nous. Ce sera la grande fête du tennis de table ! Côté sportif, il est difficile de se fixer un objectif puisque cela va beaucoup dépendre du tirage au sort. Tout y est possible : tomber d’entrée de tournoi contre le numéro 1 mondial ou être « épargné » et jouer le 70ème. En tout cas c’est un honneur incroyable d’être sélectionné. J’étais présent en 2003 lors du dernier Mondial organisé en France et j’avais toujours rêvé de jouer à Paris. J’espère que cela va être grandiose.

Tu parlais de « fête du tennis de table ». Penses-tu que ce coup de projecteur sur ta discipline puisse permettre de développer la pratique ou de « booster » l’engouement autour du tennis de table ?
Je pense que cela est possible. La Fédération a fait une super communication autour de l’événement, par le biais du Mondial Ping Tour notamment, dont l’objectif était de faire la promotion du tennis de table durant 3 mois (25 dates) dans toute la France. En plus de cela, L’Equipe 21 va diffuser la compétition en direct à partir du mercredi 15 mai. C’est vraiment génial pour nous ! Alors, même si nous n’avons pas forcément une équipe pour jouer les médailles, cette année en tout cas, j’espère que nous produirons un bon niveau de jeu pour faire plaisir aux spectateurs et téléspectateurs.

 


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« Pas cette année »… Donc pour toi, la nouvelle génération dont tu fais partie, avec Emmanuel Lebesson, Quentin Robinot et même Adrien Mattenet, entre autres, a la capacité de réaliser de grandes choses dans un avenir proche ?
Je pense vraiment que dans quatre ou cinq ans la France sera une très bonne nation au niveau mondial. Je ne peux pas dire si nous arriverons à battre les Asiatiques un jour, mais je pense sincèrement que cela est possible. Les Chinois, c’est encore une autre histoire. Cette nouvelle génération est très prometteuse et j’espère que nous arriverons à disputer les podiums mondiaux ou européens. Ce serait déjà génial !

La question bonus… Que peut-on te souhaiter pour la suite de ta carrière ? Ton rêve ultime ?
J’ai toujours rêvé de devenir champion olympique… Comme tout athlète de haut niveau. Mais, je me contenterais d’une médaille dans un championnat du monde ou aux Jeux Olympiques ! Ce serait déjà un aboutissement et je suis persuadé que cela est possible.

 

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