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Marc Antony "Le Dernier Point"
 
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Marc Antony "Le Dernier Point"

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Marc Antony
(@marc-antony)
Pongiste
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Titre: Pongiste
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LE DERNIER POINT

Je crois qu’avoir envie

De réaliser un rêve ,c’est le talent

Et tout le reste c’est de la sueur

C’est de la transpiration, c’est de la discipline

L’art moi je ne sais pas ce que c’est

Les artistes moi je ne connais pas

Je crois qu’il y a des gens qui travaillent à quelque chose

Et qui travaillent avec une grande énergie finalement

Réellement on raconte ce qu’on rate

ce qu’on arrive pas à faire

 

MIDSIDE ( Le grand Jacques)

 

Il est 4 heure du matin lorsque je m’engouffre sur le siège arrière du taxi, en quelques secondes mon sac de voyage est placé dans le coffre de la voiture par le chauffeur, Immédiatement une question me vient à l’esprit et me perturbe pendant quelques secondes , n’ai-je rien oublier ? J’ai à peine le temps d’accrocher ma pensée troublée que déjà la rue Racine est engloutie par la vitesse du véhicule ,il est déjà trop tard pour revenir en arrière. Le chauffeur reste impassible, son visage fermé dénote sa volonté d’arriver rapidement à sa destination imposée En cette période de la fin du mois de juin les nuits sont chaudes et à cette heure-ci pas le moindre bruit ni humains ni animaux se promènent dans les rues de ce quartier pavillonnaire où les maisons sont coincées les unes aux autres comme des lego. Ici les parcelles de terrain sont petites près du centre-ville et les veilles maisons en meulière sont rasées pour faire place à de grandes maisons moderne en forme de cigare qui prennent toute la surface du terrain. Mitoyenneté, promiscuité n’échappent pas aux résidents avec cette condition de bien vivre en harmonie et le respect  avec ses voisins. Le spleen survole cette atmosphère de nuit dans ce quartier des fleurs, poétes et écrivains ne sont jamais loin de nos pensées La nuit ne vous parle pas , elle vous inspire.

 La voiture file à toute allure, aucun élément perturbateur ne peut arrêter sa vitesse sauf sa destination, l’aéroport d’Orly. Dès l’approche de notre arrivée ,à ma grande surprise des files de voitures sont déjà formées et s’étirent comme des ficelles en plastique pour fabriquer des scoubidous Sans aucune explication à mon attention et pour gagner du temps mon chauffeur passe à l’action et décide de me déposer à l’arrivée des voyageurs J’ai simplement à descendre de l’escalateur , me dit ‘il pour me retrouver à l’étage inférieur où se situe les départs .Débarquant dans un grand hall ne sachant où me diriger , mes yeux se perdent dans ce flux des voyageurs poussant leur valise seul ou en famille dans toute les directions, certains cherchant le hall d’enregistrement et d’autres le hall d’embarquement .Orly est comme une fourmilière ambulante , les travailleurs et le personnel de bord se croisent sur leur chemin , des hauts parleurs puissants sonnent et informent les derniers retardataires leur priant émanant d’embarquer. Toute les boutiques sont ouvertes ,habits ,parfums, librairies , journaux, papeteries, cafés, Orly est un monde vivant , ici la nuit c’est le jour

Si vous n’avez pas dès ce jour

Le sentiment relatif de votre durée

Il est inutile de vous transmettre

Il est inutile de regarder devant vous

Devant c’est derrière

La nuit c’est le jour

Ah

La solitude ( Léo Ferré)

 

Je me dirige vers le hall indiqué sur le numéro de l’écran des départs pour déposer mon bagage .Apres plusieurs minutes dans la file d’attente je reçois un message sur mon téléphone portable ah Paul déjà à cette heure si tôt ! craint ‘il que je ne sois pas au départ de l’avion ? me dis-je ! Tu es dans les clous ? Je suis à Orly , quel bazar !pas terrible au niveau de l’organisation ! et toi ? pas fermé de l’œil de la nuit moi aussi j’ai très peu dormi . Pas grave sieste et piscine cette après midi

Paul un prénom que je vais apprendre à connaitre pendant les 10 jours de notre cohabitation volontaire

Amis soyez toujours ces veilleuses qui tremblent

Cette fièvre dans l’air comme une onde passante

Laissez fumer longtemps la cendres des paroles

Ne verrouillez jamais la vie à double tour

Je suis là cœur battant dans certains soirs d’été

A vous imaginez à vous réinventez

 

(Amis soyez toujours )

Jean Vasca

Après 45 minutes d’attente , je reçois enfin ma carte d’embarquement et d’un pas rapide je me dirige vers la porte de ma destination Milan. Un dernier contrôle sous la Voulte électronique et j’accède au départ imminent de mon volatile du ciel , merveilleuse invention de notre humanité. En avance de 15 minutes sur l’horaire prévu ce qui est rarissime , j’atterris 1h15 plus tard sur la terre ferme de l’aéroport de Bergame situé à 60 kms de Milan mais vu d’avion !

D’ici le sable est blond

D’ici la mer est bleu

D’ici on pourrait croire

que les gens sont heureux

La terre est un paradis vu d’avion

(Vu d’avion)

Michel Delpech

Je vais chercher mon bagage et je profite de son attente sur la tapis roulant pour envoyer un message à Paul de mon de mon arrivée à l’aéroport.30 minutes plus tard je chargeais mon sac dans la 207 familiale .Nous filons en direction de Fidenza,notre première villégiature. La chaleur est étouffante déjà en ce début de matinée et malheureusement à ma grande déception la climatisation ne fonctionne pas .Ce n’est pas grave me dit Paul d’un ton naturel, notre voyage se fera fenêtres ouvertes et cheveux au vent. Premier arrêt après 100kms de route, la lassitude de la chaleur étouffante sous les rayons du soleil traversants le parebrise nous impose un repos bien sage à une station-service, le temps de recharger nos portables et de déguster un cappuccino véritable institution chez latins du sud et un savoir-faire sans concurrents Paul à tout organisé et planifié notre séjour dans les moindres détails, il paye tous les achats avec sa carte bleu, les comptes sont minutieusement notés et enregistrés sur son ordinateur. Les choses de la vie me paraissent si simple, je me laisse embarquer par les histoires sans fin de mon ami, qui me répètera tout au long du séjour , tu m’écoutes ?, tu as compris ? je m’aperçois que Paul est un érudit de la vie et un altruisme qu’on ne saurait deviner et que je vais découvrir dans les jours suivants Nous repartons pour atteindre notre deuxième arrêt de la journée Fidenza .Paul souhaite visiter le château de Piacenza et son musée.Une heure à regarder tableaux et armes diverses des époques du moyen âge et de la renaissance , toutes les inscriptions sont dans la langue du pays dont je ne maitrise pas leurs significations mais les désirs à deux sont si simples ils se conjuguent au présent avec le verbe vouloir Nous sommes guidés par le GPS de notre portable pour trouver la direction de notre hôtel qui se situe au bord d’une route départementale puis tournant sur notre droite bien caché aux regards des badauds de passage , un petit chemin goudronné , bordé de grands arbres nous guide enfin à son repaire niché sur les hauteurs d’une colline, bien loin du tumulte et de l’agitation du monde des villes. Un parking attend la curiosité de ses visiteurs pour la nuit. C’est une grande bâtisse où la nature a pris corps avec ses pierres d’un autre âge ,son charme nous laisse rêveur et peut être que le temps des amants existe toujours

Ou vont les impatients qui descendent

Le fleuve, à la nage à la hâte dans le vif du courant

Sans souci de la barre et de l’ultime épreuve

De l’eau douce battue par le grand océan

(Les impatients )

Graeme Allwright

Nous déchargeons nos bagages , mon regard est très vite attiré par l’arrière de l’hôtel , j’aperçois après quelques pas d’une curiosité bienveillante sa piscine, entourée d’une végétation de plantes et de fleurs méditerranéennes; Apres une possession rapide des clefs de notre chambre , Paul décide de rester pour terminer un travail sur son ordinateur. Quant à moi je cours d’un pas rapide vers la piscine , personne à l’horizon , les transats sont vides je suis seul , je plonge vers un sommeil profond .C’est Paul qui me réveille plus tard, ce polyglotte impatient des mots. Le temps passe vite nous décidons de trouver un restaurant en ville

Un homme normal rêve de foutre le camp

(Midside)

Le grand Jacques

Apres une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner copieux sous la terrasse pavée située sur le côté nord de l’hôtel, les quelques rayons du soleil cherchent désespérément  à transpercer ce petit paradis matinal, ils faut nous rendre à l’évidence, malgré cette première bonne journée ensemble, il faut partir

Je n’ai pas peur de la route

Faudrait voir, faut qu’on y goûte

Des méandres au creux des reins

Et tout ira bien là

Le vent nous portera

(le vent nous portera)

Noir désir

Interprétation Sophie Hunger

Après une cinquantaine de kilomètres sur notre trajet ,nous découvrons la ville de Modène .Elle possède deux célébrités, la première c’est le musée Enzo Ferrari ,impossible de ne pas passer à côté, en plein cœur du centre et puis ça flash à l’entrée du Parking privé ,des Ferrari de différentes générations de toutes les couleurs, noires, jaunes rouges sont garées sur la même longueur. Ça en jette et ça vous donne envie de monter dans un de ces bolides de la route .C’est la classe à l’Italienne ,il ne faudrait surtout pas l’oublier Quand on est deux ,l’unanimité se décide dans la seconde ,c’est probablement la seul fois que je verrai Modène alors le musée il faut le visiter. Juste avant l’autorisation de prendre les billets pour la visite, sur un mur blanc ,l’inscription avec le nom de son créateur et son cheval cabrée-juste au-dessus .La photo que j’envoie rapidement au team de mon club qui suit notre voyage depuis son départ ainsi qu’à ma famille La visite à durée une heure environ. Ici on pense, on vit ,on aime les Ferrari , en voilà ,en veux-tu .Il y en a partout sur les différents étages , on peut les toucher, les effleurer avec ses doigts ,ces bijoux de l’horlogerie de l’automobile .Le rêve à un prix , posséder une Ferrari est un grand luxe qui n’est pas pour tout le monde alors pour satisfaire les inconditionnels de la marque vous pouvez conduire une de ces merveilles moyennant une certaine somme en euros, en fonction du temps que vous souhaitez piloter cet engin exceptionnel et passer un moment de pur bonheur. Un Driving est situé Juste à côté du musée Modène ce n’est pas que le nom de Ferrari , je m’offre pour une dizaine d’euros environ, en souvenir de notre passage ,quelques bouteilles du célèbre vinaigre balsamique .Paul prend l’initiative du déjeuner pour ce midi et déniche un restaurant avec la spécialité les pastas Nous reprenons encore et toujours une nouvelle fois notre route en direction de notre halte de repos

Sur la mappemonde à vol d’oiseau

On se dit qu’on peut gagner gros

Qu’on a le ciel dans une goutte d’eau

On cherche tous un bon destin

La vie s’écoule entre nos main

La joie la peine notre chemin

Traverser la vie sans billet de train

Sur la route dala…….

(sur la route)

Raphaël

La chaleur monte en puissance en ce début d’après-midi et pourtant nous sommes fin juin à cette époque . Le vent chaud et étouffant prend possession de tout l’habitacle , nos corps en sueur ne demandent qu’à respirer et trouver un peu d’air froid mais sans la climatisation cela me semble impossible. Voyager librement avec très peu de contraintes n’a pas de prix .On oublie son passé et ses souvenirs , Le temps présent est notre destin Nous arrivons enfin à notre deuxième établissement pour la nuit qui porte le nom d’agrutissimo.Une grande maison de plein pieds en forme de L est plantée au beau milieu d’innombrables pruniers qui l’entourent, s’étirant sur la longueur comme des gressins Si la montagne est belle la campagne aussi. À la sortie de de notre voiture nous cherchons le monde des vivants , l’attente semble longue pendant quelques minutes seul le bruit du vent nous chante sa bienvenue .Nous franchissons le pas de la porte ,le tictac de l’horloge me fait remarquer que le silence n’inquiètent pas les hommes, des souvenirs enfouis me rappellent mon enfance en vacances chez mes grands-parents. Le propriétaire arrive enfin qui nous accueil avec le sourire .Nous déposons rapidement nos valises et nous filons directement à la piscine faire un petit plongeon Nous sommes tous les deux et mon repos n’aura été qu’un moment éphémère. Cette instabilité physique et ma curiosité récurrente me pousse à découvrir ce jolie domaine. Les arbres fruitiers sont les amis des gens qui vivent au beau milieu de nulle part, pas comme chez nous, gens des grandes agglomérations urbaines ,prisonniers volontaires des bruits incessants et continuels autour de nos habitations , auto, moto, avion, autoroute , route , travaux de construction et de déconstruction , pollution des fumées nous rendent un peu fou .Le voyage à une thérapie soigner et ouvrir son âme à la spiritualité Paul ne connait pas la solitude et ne sera pas longtemps resté seul que déjà une discussion s’est engagée dans la langue du pays avec des jeunes motards italiens en vacances le Week end. Il me propose de diner avec eux ce soir

La convivialité et l’amitié n’ont pas de frontière

Après une bonne nuit de repos et un petit déjeuner sur la terrasse où nous lézardons le visage au soleil , notre contrainte reste le temps malheureusement dommage De ces deux belles journées de vacances j’explique à Paul qu’une fièvre passagère traversa ma conscience que le temps n’avait plus d’emprise sur mes désirs mais que la raison l’avait emporté sur la réalité du monde Nous partons en direction de la côte adriatique , Rimini station balnéaire , le point final de notre road trip Paul souhaite retrouver une partie de sa famille italienne qu’il n’a pas revue depuis 15ans L’émotion est grande lorsque mon ami retrouve les souvenirs familiale de sa jeunesse, la fille , la mère et la mamma ,le symbole d’un pays

Y’a tant d’amour ,de souvenirs

Autour de toi ,la mamma

Y’a tant de larmes et de sourires

A travers toi la Mamma

(La Mamma)

Charles Aznavour

Ensemble autour d’un verre d’amitié au bord de la plage partageant le présent et le passé dans la langue de l’illustre Léonard de Vinci , les conversations sont heureuses. Afin de ne pas oublier cette belle rencontre, la photo familiale restera le symbole d’une après-midi indélébile Chacun reprenant son chemin , nous partons vers la salle d’exposition où va se dérouler les championnats d’Europe vétérans pour la semaine à venir .Arrivé dans le grand hall d’entrée , des guichets sont alignés les uns à côté des autres avec des lettres attribuées sur le devant de la vitre aux pays des joueurs et accompagnateurs inscrits. Notre accréditation en poche, nous passons sous le porche électronique obligatoire pour aller découvrir la salle et ses conditions de jeu. Pendant quelques instants l’idée de tout quitter de partir de fuir de tout foutre en l’air me traversa l’esprit mais en étais je capable ?oublier des mois à cogiter et mettre en place un plan pour cette compétition dont je souhaitais participer ,le sentiment de la peur était présente Trente ans auparavant j’avais appris et étudier la sophrologie pendant deux ans avec Nicolle mon professeur mais je n’avais jamais oublier ses conseils Je devais trouver le moyen de placer dans un coin de ma cervelle une petite case. Je sortais donc ma veille boite à outil qui n’avait plu servi de depuis longtemps Je décidais de choisir des lettres de l’alphabet pour composer mon plan. Je les plaçais une par une dans ma petite case ,mais il me fallait un point de départ .Je commençais par le L du prénom de mon partenaire de double. Cinq ans c’était écoulés depuis le jour ou une rencontre improbable avec Paul de passage dans un couloir alors que n’avions aucune affinité particulière parlant anglais couramment ,était devenu par un hasard incertain mon interlocuteur et traducteur du moment sous les yeux de Patricia ma coach .Je scellais l’accord en double avec le danois Lars Hauth pour les championnats du monde en V2 à las Vegas .finalement rien ne se déroulera comme prévu , 15 jours avant la compétition Lars m’annonça qu’il était blessé .Quelques mois avant j’avais été opéré du genou gauche pour remplacer la partie du cartilage usée par une demi prothèse que l’on nomme uni compartimentale. La compétition fut un échec et ma pitance incertaine était le début d’une longue traversée sans en connaitre la fin puis quelques mois plus tard après une reprise à la compétition ,le tendon d’Achille du pieds droit cédait .Opération , 6 mois d’arrêt et enfin à chaque fois que je récupérais légèrement d’autres petites blessures venaient se rajouter. À raison de 3 fois par semaine et pendant 3 années une certaine complicité amicale était devenue naturel avec mon kinésithérapeute. Je bossais et je soufrais à chaque séance ,j’écoutais ses conseils que j’appliquais ,je détestais la natation et chaque semaine j’allais faire mes longueurs de dos uniquement avec les pieds ( je continue aujourd’hui encore) étirements me disait ‘il tous les jours !J’aimais son attitude à mon égard toujours positif dans l’effort .Encore une belle rencontre humaine me disais-je sur le chemin des mille routes. On apprend toujours à n’importe quel âge

Au carrefour du cœur du monde

Mille routes se rejoignent

Et ceux qui marchent sur les routes

Ce sont mes amis de partout

Ils ne marchent pas en rang serrés

Chacun rythme son pas comme il veut

L’un tiens par la taille son amie

Un autre va tout seul

Au carrefour des milles routes

(les mille routes )

Georges Moustaki

Vers la fin octobre 2021 ,j’envoyais un message à Lars, pour lui proposer de jouer ensemble en double à Rimini. J’avais gardé dans mon petit carnet son numéro de téléphone Dans les 15 minutes qui suivirent, il me donna son accord Après le L je décidais d’associer des verbes ,je commençais par C croire et qui exprime une envie , un désir , un projet puis H comme habiter par la réussite , la victoire ,la défaite étant occultée, bannie du vocabulaire ;C’est regardant les nouveaux prodiges du tennis de table français ,les frères Lebrun que cette lettre m’est apparue d’une simple logique ,R comme rêver , vivre ce qui est réalisable et puis S indispensable se surpasser enfin D comme destin parce que je crois par conviction que tout est écrit à l’avance Tous ces verbes s’ajoutaient comme un puzzle dans ma petite boite que je laissais reposer et murir quelques mois afin de ne jamais l’oublier. Je gardais une dernière lettre P que je plaçais l’extérieur de mon concept , c’était mon Joker et peut être la plus belle.

La longueur de la salle était immense ,partagée en deux ,sur une moitié des tables neuves étaient installées et alignées impeccablement. Une belle luminosité apportait une certaine élégance une envie de jouer rapidement .Le filet net, bien tendu, comme la règle l’impose se distinguait au milieu de ces deux camps séparés par cette neutralité évidente et sans faille .Les airs de jeu étaient dignes des grandes compétitions internationales. Au milieu de la salle  des stands de vente de raquettes ,de vêtements de toutes les marques décoraient ce lieu magique de la petite balle blanche .Une partie de l’autre moitié était vide pour laisser la place à la cérémonie d’ouverture le dimanche soir. Le lendemain elle serait complétée par d’autres tables pour le début de la compétition. Tous les pays européens à partir de 40 ans partaient à l’assaut des 100tables,le fracas des balles sur les raquettes ,les hurlements, les cris stridents ,les encouragements, ce grand monde de passionné attendait ce moment avec impatience .Paul m’avait bourré le crâne et me répétait à tu tète vous êtes complémentaires avec ton partenaire ! puis il m’encourageait à envoyer un message pour m’échauffer avec lui le plus rapidement possible ce que j’exécutais de suite. J’avais rendez-vous le lendemain à 10h à l’ouverture de la salle La fin de l’après-midi approchait , nous devions trouver notre hébergement pour la semaine, comme d’habitude Paul s’était chargé de réserver un appartement dans le centre .Nous étions logés dans un petit immeuble, un deux pièces proche de toutes les commodités , cafés, restaurants, supermarchés, et la plage mais le vrai casse tète c’était pour se garer , les rues étaient si étroites que deux véhicules ne pouvaient passer ensemble dans les deux sens et puis il y avait des voitures partout sur tous les trottoirs et même sur la chaussée souvent et n’importe comment. Il fallait prendre son mal en patience pour trouver une place dans ce labyrinthe de petites rues étroites , c’était l’Italie avec cette image que je m’était imaginé le bazar mais ça fonctionne me dis-je ! Paul toujours galant me proposa la grande chambre avec sa climatisation ce que je refusais immédiatement.il m’aurait été indécent voir incorrect d’accepter alors que je n’avais participé en rien dans l’organisation de notre séjour. Je prenais la petite chambre qui devait mesurer 7à8 mètre carré avec 2 petits lits simples ,sur l’un je posais mon sac .Un ventilateur au sol venait apporter un peu de fraicheur dans ce confort spartiate qui me rappelait mon enfance ,miséreux mais heureux Paul enregistrait les comptes tous les jours et m’expliqua que les restaurants gonflaient un peu trop l’addition et qu’à partir de maintenant que nous étions en location ,nous déjeunerions et dinerions dans l’appartement. Comme deux vieux garçons., nous sommes allés faire les courses au coin de notre rue , Paul s’occuperait des repas et moi la vaisselle et le lavages des vêtements

Le dimanche à 10h j’étais dans le hall d’entrée , j’avais rendez-vous avec Lars pour un premier échauffement et ce n’était pas sans une certaine appréhension de ma part parce que je savais que le plus difficile pour moi allait commencer. En 4 ans entre les différentes opérations , blessures et arrêts pour cause de Covid , j’étais descendu dans les trépas des bas-fonds de la défaite. Je me battais le plus souvent contre moi même rarement contre le jeu de mon adversaire, la perte du cœur même de sa lecture j’avais presque tout oublié ainsi que le plaisir de gagner. Mes ambitions en simple étaient réduites aux limites que mon corps pouvait accepter. J’avais déjà dépassé trois fois vingt ans quand au temps lui il ne s’arrête jamais mais le passé c’est le passé et pourtant ……

J’suis coincé comme un évadé

Faut marcher ne jamais s’arrêter

J’suis piégé, comme un condamné

A marcher, ne jamais se retourner

C’est la vie , la vie c’est du vent

(c’est la vie )

Marc Lavoine

Patricia ma coach qui me suivait depuis 10 ans dans les compétitions nationales et internationales me rejoignait dans la salle et me rassurait par sa présence .Je compris dès les premiers échanges que mon partenaire gaucher , était plus fort que moi et surtout plus affuté mais je pouvais compter sur le soutient de la conscience de ma petite boite qui allait m’aider à traverser cette semaine de compétition Je cherchais simplement à maintenir la balle sur la table et à tenir la cadence , ce rythme que j’avais perdu ;Ma seule pensée du moment restait à remporter le plus de victoires en simple pour gagner de la confiance en double .J’étais prêt

Il n’est pas de hasard ,il est des rendez vous

Pas de coïncidence

Aller vers son destin , l’amour au creux des mains

La démarche paisible

Porter au fond de soi, l’intuition qui flamboie

L’aventure belle et pure

Celle qui nous révèle ,superbes et enfantins

Au plus profond de l’âme

(ouverture)

Etienne Daho

 

Le dimanche soir j’assistais dans les tribunes à la cérémonie d’ouverture , un spectacle entre discours , démonstrations sportives et chansons Les vétérans 3 étaient les premiers à commencer le lundi matin la compétition .8h échauffement avec Lars et 9h début des groupes ;Patricia était au garde à vous à ma table et présente avant moi. Je savais que je pouvais m’appuyer sur ses conseils ,elle me connaissait bien , mon caractère , mes réactions et la manière dont vous réconfortez ou bousculez la personne lors de la minute de repos entre chaque set .On apporte beaucoup d’Energie quand on est sur le banc on pense que c’est facile C’est comme un enfant qui souffre qui pleure alors vous le prenez dans les bras vous le serez très fort et vous prenez sa fureur cette énergie négative qui possède au moment de sa crise. ensuite vous êtes épuisés On ne s’improvise pas coach , il faut sentir les gens .Mon groupe était composé d’un Italien, un belge, un allemand. J’étais satisfait ,je remportais mes 3 rencontres ;Je retrouvais Paul qui avait terminé troisième et acceptait de participer à la consolante Chacun vadrouillait dans la salle, moi je restais avec Lars qui avait remporté facilement son groupe. Malgré mon faible anglais je comptais sur mon traducteur Google pour discuter un peu de la vie. Quand à Paul c’était un citoyen du monde depuis bien longtemps , il allait voir ses amis suisses ,belges, hongrois. On se retrouvait tous au bar le plus souvent, c’était un lieu, de rassemblement ,des tables étaient installées on pouvait un peu se reposer se détendre boire un verre et souffler après les efforts du moment. D’autres se retrouvaient à l’extérieur sous une grande tente mais je préférais rester dans la salle, m’imprégner de ses tables et regarder des rencontres des différentes générations ,des français de passage aussi mais la difficultés étaient de s’apercevoir alors que des centaines de personnes se débattaient pour gagner et remporter la victoire .Vers la fin de l’après-midi nous avons décidé d’aller faire un tour à la plage et de prendre un bon bain dans la mer. Qu’elle ne fut pas notre déception et notre stupéfaction lorsque nous nous sommes approchés de l’eau ,laissant notre serviette sur un transat ,dans les secondes qui suivirent nous étions pris en chasse par des gardiens de la plage ,nous expliquant qu’ici c’était privé et que les transats étaient payants Ils nous réclamaient 6 euros par transat c’était tout simplement du racket ,on était en fin de journée et la plus part des plagistes rentraient chez eux .Nous étions outrés et indignés de constater que des kilomètres de plages étaient privées au tarif de 30euros la journée et qu’il était interdit de laisser sa serviette sur la plage pour se baigner. J’ai imaginé vu du ciel ces milliers de Sun beds et umbrellas sur des kilomètres ,alignés comme des soldats qui ressemblaient à des cercueils en plein soleil .Apres tout c’est pas mal de regarder la mort allongée de son vivant

Pour oublier notre frustration , nous sommes allés boire un Apérol spritz, la boisson à la mode made in Italie. J’avais découvert Ce cocktail composé d’une substance amer, le tout mélangé avec un peu de Prosecco et d’eau pétillante.il y a quelques années nous étions allés visiter la Sardaigne , de passage à Cagliari ,sur les terrasses chaudes de l’été, de grands verres sur pieds à cocktail ,d’une hauteur de 20 centimètres ,remplis d’une couleur orangée plantés comme des champignons sur les tables des cafés, narguant les touristes et badauds qui passaient. Ma curiosité l’emporta pour cet apéritif

Avec Paul nous discutions de tout et de rien mais évoquions chacun à notre tour ,notre vie familiale, ce socle indestructible ,à condition d’être à la fois juste et tolérant. L’amitié était aussi un sujet intéressant,il en résultait qu’un champ rempli d’herbes hautes et qui pousse partout et n’importe comment était peut-être bien pour la nature mais de temps à autre il fallait le tondre ,tout comme l’amitié, on doit l’entretenir si on ne veut pas qu’elle disparaisse

 

Les gens

Ils conviendrait de ne le les connaitre que disponibles

A certaines heures pâles de la nuit

Pres d’une machine à sous

Avec des problèmes d’hommes , simplement

Des problèmes de mélancolie

Alors on boit un verre

En regardant loin derrière la glace du comptoir

Et l’on se dit qu’il est bien tard

(richard)

Léo Ferré

Le mardi ,le deuxième jours de compétition était réservé aux doubles, en V3notre groupe commençait à 19 heure .J’avais pris rendez-vous avec Lars pour 18h à la salle d’échauffement .Afin d’occuper notre matinée nous avions décidé de visiter la veille ville de Rimini loin de la fureur du bruit et de la circulation. Pendant 2 heures nous avons marché dans les petites ruelles et sentiers discrets , de beaux jardins composés d’hortensias géants entouraient des immeubles historiques dont l’ancienne église franciscaine qui avait été reconstruite et devenue un temple mal. Le cappuccino s’imposait il était l’heure de la pause. On rentrait à la maison pour déjeuner ,Paul préparait toujours avec sérieux notre repas et il n’était pas question de ne pas manger équilibré. Après une petite sieste ,au milieu de l’après-midi nous sommes partis à la salle .Nous nous séparions chacun de notre côté. Je passais voir des amis ,Patricia ,Pascal, Yann et puis j’aimais bien discuté avec Claude , sa femme et Henri ,ils étaient devenus champion du monde de double en 2018 des plus de 85 ans à Las Vegas, des champions oui des champions ces pongistes !j’avais passé une semaine à Las Vegas avec Claude que j’appréciais et je crois que c’était réciproque. Quand je me baladais entre les travées j’aimais bien regarder les matchs, mes yeux allaient un peu partout dans tous les sens puis je me fixais sur une table bien précise ou se jouait une rencontre entre des hommes ou des femmes que je trouvais intéressante. J’avais pour principe depuis le commencement de mon apprentissage pour ce sport de toujours regarder les autres, J’avais appris seul le tennis de table ,alors forcément c’est en observant comme les singes que j’essayais d’imiter et de prendre des conseils utiles. Il était 18h quand je me suis échauffé avec Lars. À 19h débutait les groupes du tableau des doubles ,Patricia était déjà présente et Paul aussi. Nous étions trois équipes dans le groupe , l’équipe italienne ne s’étant pas présentée elle était forfait. Il restait une équipe allemande et une équipe française ! quelle incroyable concours de circonstance nous allions débuter notre première rencontre contre Rémi et Guy  des amis français , nous étions 400 inscrits dans notre catégorie, le destin ,ou le tirage au sort en avait décidé ainsi. Nous remportions nos deux rencontres pour finir premier du groupe , le Quattro était en place Patricia me donnait des informations en français ,Paul parlait en anglais avec Lars et me traduisait ses conseils l’équipe était bien rodée. les amis français terminaient deuxième j’étais content pour eux .Dans les compétitions internationales la solidarité est importante et me semble légitime comme naturel Pour notre premier contact avec Lars, notre entente me paraissait facile et comment en pouvait ‘il être autrement, son service rentrant souvent coupé deux rebonds ou long faisait des ravages deux points gagnants à chaque fois. Quant à son top coup droit de gaucher entre sa variation rotation et frappé il marquait des points définitivement C’était bien le capitaine et moi son lieutenant je l’avais bien envisagé et imaginé de cette façon ,je me contentais de bien servir et surtout de bien lire le service adverse Lars me disait « short » et quand tout allait un peu trop vite « easy ». Il était d’un grand calme aucune émotion se lisait sur son visage rien ne pouvait transpercer cette carapace il était rassurant. Il était 21 h quand nous avons terminé Je posais la question à Lars qu’allait ‘il faire ce mercredi pendant la journée de repos ,il me répondit qu’il s’entrainerait le matin avec son ami le danois Egeholt Carsten. Nous rentions à la maison et nous raccompagnions Patricia à son hôtel Paul avait décidé de rejoindre des amis le soir .Quant à moi je dinais seul, j’avais emporté mes sudoku ainsi qu’un livre que j’avais trouvé dans la bibliothèque de ma fille « voyage au bout de la nuit de Ferdinand Céline que j’avais déjà commencé  et puis je pouvais toujours écouter les chansons des poètes, ma nourriture des mots

Le mercredi matin après une bonne nuit de sommeil ,nous sommes allés prendre notre cappuccino du matin dans la grande rue principale avec tous ces cafés ,hôtels, restaurants et boutiques diverses. Elle borde la longue plage ,les touristes affluent que ce soit le jour ou la nuit , elle grouille comme une ruche ,mais le miel ici c’est l’euro Apres déjeuner nous sommes partis à San-Marin, le petit Monaco italien. Petite république ,située sur un versant du mont Titano. Pour accéder en voiture il faut emprunter une longue route en lacets  qui se termine par cette ville fortifiée et médiévale ,avec ses petites rues étroites et pavées et sa vue magnifique sur la campagne et la mer Adriatique. La ballade est agréable ,au passage un grand nombre de boutiques de cosmétiques, et d’armes à feu ce qui me surprend beaucoup sont sans intérêts On termine l’après-midi à la terrasse d’un café pour prendre un verre même si la ville est perchée sur les hauteurs il fait très chaud et peu de vent pour nous rafraichir .Il est temps de rentrer ,demain la compétition s’annonce difficile et peut être longue, Paul joue le matin en consolante et mon tableau débute à 13h30 pour ma première rencontre. La salle d’échauffement était bondée de monde, toutes les tables étaient occupées et souvent à quatre joueurs .Il fallait s’armer de patience et surtout avoir un bon œil et réagir très vite lorsque deux joueurs quittaient leur table, certains couraient pour la réserver Patricia était toujours en avance au numéro de ma table que l’on m’avait attribué Pour mon premier match de l’après-midi je rencontrais un allemand avec un picot dans le revers , un style de jeu classique à notre âge. À partir de 50 ans beaucoup de pongistes jouent avec des raquettes combinées ,picot avec mousse et sans,soft,anti top c’est très courant. Je n’avais pas d’appréhension ,il me manquait le plaisir de l’échange ,de jouer avec la balle est souvent très difficile avec ce genre de matériel utilisé par l’adversaire . L’efficacité l’emporta sur le jeu par 3/0 et Patricia était satisfaite et me dira à plusieurs reprises que j’avais retrouvé mes yeux d’Auckland (en souvenir de ma médaille de bronze).le prochain tour était à 17h30.Je passais voir Lars , il était en difficulté , Paul et son altruisme était allé lui donner quelques conseils , il était mené 10/7 à la belle sur un polonais et l’emporta 16/14 au dernier set .Il remercia Paul , l’esprit était bon et sain , on formait une équipe ,Lars n’était pas français et cela n’avait aucune importance. J’avais plusieurs heures de repos devant moi avant mon prochain match. Pour occuper mon temps j’allais me reposer sur les tables qui se trouvaient près du bar. Il y avait souvent un petit groupe du club du nord USST Valenciennes qui était présent. J’avais un copain Greg je le surnommais le Russe parce que son revers était rapide et puissant à la limite parfois de la folie. Il avait de l’ambition pour cette compétition. On avait passé une semaine ensemble aux championnats du monde en 2016.j’etais toujours à la recherche d’un peu de calme dans un coin pour essayer de ne pas trop sortir de la compétition et de garder une certaine concentration mais c’était très difficile .Je prenais quelques vidéos que j’envoyais au team de mon club pour leur montrer que la surpopulation du monde pongiste existe et bien présente L’heure était arrivée pour ma deuxième rencontre cette fois j’affrontais un anglais avec un jeu atypique, un attaquant pur ,je sentais que je jouais de mieux en mieux et les sensations avec la balle s’amélioraient je gagnais 3/0 facilement j’étais maintenant en 1/16 et mon prochain match à 20h30.Lars avait retenu la leçon et gagnait 3/0 ;Je revenais au point de départ ,rester patient et calme à la fois, ne pas se désunir ,s’alimenter ,boire manger mais peu .Je retrouvais Paul pour lui demander ses résultats mais aussi mon ami Pascal, l’italien le coureur de fond ,il était déçu de sa défaite il avait mené 2/0 sur le polonais que Lars avait gagné à la belle. Les choses sérieuses allaient commencer, je rencontrais un Italien. Des copains étaient venus m’encourager. Les deux premiers sets étaient une catastrophe, je retombais dans mes travers , perte de la concentration et de la lucidité du jeu, aucun sens tactique et aucune solution .Le score étaient sans appel 5/6 points .Mon adversaire jouait bien et tous ses choix étaient bons au contraire de moi Patricia m’avait remonter la tête , j’étais repartis avec le moral, et la ferme intention de remporter le prochain set pour survivre .Je changeais mon service et son placement deux rebonds coupés, et très vite mon adversaire à son tour faisait des fautes direct je retrouvais une agressivité saine et les points défilaient je ne lâchais rien Dans le 4ème set je continuais de la même façon, pourquoi changer ? les points défilaient sur mes services, à son tour il était pétrifié , 3 points au premier set 1 point au deuxième set. Le dernier set est bien souvent le plus difficile ,on croit que la montée est presque terminée mais c’est faux ,les derniers mètres sont encore plus difficiles ,on repart au point de départ il faut être encore plus fort Il n’avait toujours pas trouvé de solution sur mes services et je continuais d’appuyer sur sa faiblesse je terminais en trombe et gagnait finalement 11/4 dans le dernier set. J’étais soulagé et fatigué mais heureux de cette longue journée ,il était tant de rentrer à la maison pour me reposer. Satisfait j’avais atteint mon premier objectif j’étais en finale de mon tableau et ma confiance grimpait .j’allais affronter mon partenaire de double qui avait repris du poil de la bête. La nuit nous appartient , je savais que Lars était plus fort que moi, des choix s’imposaient ,pouvais-je jouer sur les deux tableaux ? je devais laisser mon empathie au vestiaire alors que j’avais construit ma stratégie pour le double. Ma rencontre contre Lars était prévue vendredi matin à 9h.Je m’étais levé vers 7h comme d’habitude ,je laissais Paul dormir un peu plus tard. La veille j’avais déjà préparé mes affaires avec toujours cette maniaquerie de ne jamais rien oublier et le soin de porter attention sur chaque détail, tout me semblait important et parfois un peu trop. J’avais gardé cette façon de m’organiser le jour où je commençais seul à me déplacer loin chez moi je ne voulais pas changer Paul avait fait la connaissance d’un allemand qui logeait à quelques pas de notre appartement et lui avait proposé de venir avec nous en voiture pour aller à la salle. Il était dans la catégorie 55/60ans Paul avait trouvé un bon interlocuteur , ils parlaient tous les deux en anglais ,je comprenais la moitié de leur conversation mais croyez-moi ça discutait ping pendant tout le trajet !.Des dernières technologies des revêtements , de leurs qualités, des bois, des colles, des compétitions vétérans , niveau de jeu des joueurs et le reste de la vie du pongiste J’étais passionné , mais avec eux on atteignait un degré supérieur Vers 8h15 nous sommes arrivés à la salle et je me suis échauffé avec Paul Patricia m’attendait à ma table qui se situait au fond de la salle bien cachée.la rencontre débutait je n’avais pris aucune décision quant à savoir quelle attitude je devais prendre et sans la volonté de se surpasser et de placer son égo au-dessus de toutes sensibilités qui vous entourent je ne pouvais pas remporter cette rencontre que je perdais par 3/0 j’avais mes limites tout comme mon corps .Ma déception fut de courte durée et Patricia n’insista pas sur cette défaite Lars était plus fort ;Je devais garder des forces parce que la journée risquait d’être longue , j’avais du temps de libre ,les doubles commençais à 12h30 pour Lars et moi ;.Les quart de finales étaient prévues juste après vers 10h ; la récupération était courte , Lars nous avait expliqué qu’il avait été malade pendant trois jours ! cela ne l’empêchait pas de bien joué ,et d’être efficace. Il rencontrait un tchèque moitié défenseur moitié attaquant ,ce qui ne lui posa aucun problème et remporta sa rencontre par 3 sets à 3/0 .Il était qualifié pour les demi-finales le lendemain en simple .Lars était né pour le ping , le regard impassible, homme discret et timide tout le contraire d’une star , un maillot simple , un sac de sport sans marque.IL avait été plusieurs fois été champion du Danemark en seniors et international pendant de nombreuses années et classé européen. On était pourtant de la même génération mais il avait su s’adapter du 21 au 11 points ainsi qu’avec la balle plastique Sa technique était complète ,avec d’excellents services et un top spin cd avec beaucoup d’effet ,il était aussi capable de prendre la balle très tôt ,son revers était son point faible avec une certaine relativité. Il jouait avec les derniers revêtements de la nouvelle génération ,bois rapide et revêtements de hautes qualités

Les rencontres devenaient de plus en plus intéressantes et forcement le niveau aussi.J’étais étonné et agréablement surpris du niveau des femmes , certaines anciennes stars étaient présentes, Nemes ,Batinic et Popova,plusieurs fois championne d’Europe en simples et en mixte avec Jacques Secretin dans les années 80 Il était 10h lorsque je rencontrais Greg , il était en ¼ de finale dans la catégorie 50/55 ans et venait de battre un italien en 1/8 et il me demanda de le conseiller, j’acceptais volontiers sa proposition Je connaissais bien son système de jeu et son comportement ce qui allait me faciliter la tâche pour apporter un regard extérieur. Il rencontrais un Danois. Le premier set fut une formalité pour son adversaire .Son point fort était basé sur le revers qui couvrait les ¾ de la table mais Greg a su tout de suite rependre le jeu à son compte et la puissance de ses top cd faisaient la différence en jouant dans le cd adverse La tension était montée d’un cran mais le jeu de Greg était plus complet. Sa faiblesse c’était lui-même parfois ,il cherchait à détruire son adversaire par des coups extraordinaires que seul il savait exécuter et çà lui jouait des tours et des rencontres perdues bêtement .Le score était de deux partout , il fallait rester calme et attendre la balle au bon moment pour marquer le point ,canaliser cette énergie puissante au fond de lui c’était le conseil que je lui avait apporté. Quant à son adversaire on sentait bien que la peur se lisait sur son visage ,la confiance il l’avait perdue et craquait dans ce dernier set Greg avait joué juste sans chercher à conclure le point le plus vite possible et privilégia le placement et la tenue de balle. Il avait gardé sa concentration et fait abstraction à tout ce qui l’entourait .Il avait mérité sa médaille et sa qualification pour les demi-finales le samedi

Je continuais mon chemin , je retrouvais Lars et sa sœur, nous déjeunions ensemble à la cafeteria ;Il me paraissait important de rester tous les deux.J’essayais de parler un peu anglais de sa famille et de sa vie en Espagne l’heure des doubles commençaient ,nous débutions sur une paire Écossaise et allemande ,l’équipe était au complet sur le banc Patricia et Paul debout, ce fut facile un 3/0 sans difficulté. Juste à côté de nous une paire française Christian et mon copain Pascal affrontaient des Finlandais les vainqueurs nous rencontraient. On avait 1h pour se reposer et s’échauffer puis on enchainait à 14h sur les finlandais qui avaient gagnés sur les français 3/2 ,équipe formée d’un gaucher avec un picot long en revers et d’un droitier attaquant .le niveau du jeu était monté d’un cran et les échanges étaient plus acharnés que les uns que les autres, on arrivait à faire la différence avec nos services et surtout le terrible rentrant de Lars et de cet avantage énorme en double d’être gaucher. On menait pourtant 2/0 mais ils ne lâchaient rien et c’est non sans difficulté que nous remportions ce match par 3/1.Il était 15h on avait eu à peine le temps de récupérer que déjà on nous attendait à la table pour notre nouvelle rencontre contre des suédois. Je demandais à Lars si il connaissait cette paire suédoise et sa réponse fut négative. Dans une salle de tennis de table on reconnait facilement les suédois généralement ils portent tous un maillot jaune et leur nom est gravé derrière leur maillot. Nous passions au travers du premier set, les rencontres se suivent mais tout ne se passe pas comme on veut ;Nous prenons conscience que nos adversaires sont solides et complémentaires, Lars me répète « short »au service et quand tout va trop vite et que nous perdons par des fautes de précipitation pour conclure le point il me dit « easy »le deuxième set est une formalité 2 points seulement pour nos adversaires. Nous reprenons le mauvais sens du jeu pour perdre ce troisième set 8 points le quatrième est encore facile pour nous 1 point seulement. Les compteurs sont remis à zéro le début de la belle est acharné personne ne veut perdre mais à 6/6 c’est à mon tour de servir et cette fois je marque deux points direct avec mon service pomme latéral coupé ou lifté celui-là jadis que jamais emprunté à Jacques Secretin et que je travaillais depuis des années 8/6 tout bascule deux points d’avance c’est rien et beaucoup à la fois. Nous restons concentrés pour remporter cette rencontre si difficile par 11/8 au final Je saute de joie Lars toujours impassible mais content à cet instant. Je pense que dans ma tête nous sommes en demi-finale et que nous jouerons demain mais ma joie est vite dissipée et temporaire Patricia et Paul m’annoncent que nous sommes simplement en ¼ de finale Une des paires favorite le tchèque Cecava et Wojtek champion d’Europe en 2011 en V2 à Liberec perdent contre une équipe allemande que nous allons rencontrer .J’ai 15 minutes pour souffler, tout le monde part dans son coin pour se retrouver ensemble quelques minutes plus tard pour la dernière rencontre de la journée. j’oublie rapidement ma déconvenue, ma petite boite est prêt de moi et me protège de l’environnement extérieur 16h c’est le début de la rencontre Lars connait le joueur allemand le plus fort il me dit de faire très attention à son service revers ainsi que sa poussette qui extrêmement coupé , j’aperçois juste un instant que beaucoup de monde et des français sont autour de notre table Patricia me donne les dernières consignes. Mais je suis déjà ailleurs nous survolons cette rencontre notre tandem fonctionne à merveille Lars terminant les points et moi variant la balle en top spin par des placements judicieux cette fois je peux m’extérioriser et j’entends vous êtes en demi-finale vous avez une médaille ! nous remercions nos coach et après quelques remerciements d’amis et supporters présents nous partons en direction du bar prendre un verre avec Lars, Paul et Patricia Nous convenons avec Lars du rendez-vous pour demain matin 9h pour l’échauffement Nous décidons de prendre un dernier verre sur le chemin du retour , Paul m’expliquera que Patricia et lui ont eu très peur de ma réaction après le 1/8 de finale pensant que finalement déçu, j’allais me démobiliser et me déconcentré pour la prochaine rencontre. Je lui expliquais simplement que dans ce genre de situation il faut être capable de faire abstraction de tout ce qui existe autour de soi de n’avoir aucune empathie, des mots faciles mais la technique est plus difficile à mettre en place surtout lorsque l’on joue toute une journée. Ma petite boite m’avait aidé mais Paul ne le savait pas .On évoqua rapidement la demi-finale je coupais court sur le sujet ,deux fois j’avais remporté deux médailles de bronze aux niveau internationale en vétérans mais que je ne commettrais pas les mêmes erreurs de me satisfaire de ce résultat ,dans ma tête j’étais concentré uniquement sur mon prochain match Paul comme à son habitude préparait le diner .Je regardais un peu la télévision puis la fatigue et la tension s’estompait je partais me coucher

.le Samedi c’est le jour des demi-finales et finales pour toutes les catégories d’âges des hommes et des femmes. C’est aussi l’assurance de monter sur le podium , de recevoir sa médaille, d’une récompense méritée , d’un moment de convivialité , d’un partage avec d’autres nations, de revenir peut-être une prochaine fois et l’espérance de penser qu’on a toujours vingt ans .il est 10 h quand je commence à taper la balle avec Lars avant notre demi-finale. La salle d’échauffement est presque vide , elle a perdue, tous ces passionnés , ces perdants ,qui ont participé comme figurants à cette grande Saga du sport qui va bientôt disparaitre mais il reste les acteurs principaux , certains d’anciens grands champions et championnes de leur pays ,d’autres inconnus pour clôturer ce grand spectacle de la petite balle blanche. J’écoute les dernières consignes de mon capitaine , il connait bien ces suédois et m’explique leurs points forts il est 11h toute l’équipe est au rendez-vous , à mon étonnement les suédois demande à faire une photo avant de débuter le match Dès l’ouverture du score nous partons à l’offensive , les services de Lars sont toujours aussi efficaces , les points s’enchainent, les suédois restent constamment dangereux et solidaires mais nous avons cette envie profonde d’aller en finale c’est chose faite par 3/1 non sans difficultés et notre joie est immense.La finale se jouera à 13h15 Lars joue sa demi-finale en simple à 12h.je rejoins Patricia dans les gradins et sa sœur pour regarder ensemble la rencontre de mon coéquipier Paul se promène dans la tranchée des demi-finales , Lars est défait par 3/1 par l’allemand Böhm. Dommage il avait pourtant une balle de set dans la quatrième manche .Le temps tourne ,12h45 je laisse mon ami récupérer ,je pars m’échauffer avec Paul , nous sommes seuls dans la salle d’échauffement, le temps, passe ,mon téléphone sonne à plusieurs reprises , on m’attend à la table , Paul court pour prévenir que j’arrive tout de suite ,à quelques secondes prêt nous étions disqualifiés Je m’excuse auprès de Lars et de Patricia Une finale quel que soit le niveau auquel on participe ne ressemble à aucune autre rencontre Vous terminez troisième c’est bien , deuxième c’est encore mieux mais premier on oublie jamais. J’ai à peine le temps de souffler que les arbitres italiens organisent le tirage au sort et quelques secondes pour serrer la main à nos adversaires. La paire italienne composée d’un nigériens attaquant et ancien champion d’Afrique, d’un Défenseur utilisant une anti-top. Il ressemble à un pirate ,sur sa tête il porte un bandana jaune .Nous sommes inexistants dans les deux premiers set ,Lars force un peu trop sur le défenseur et commet beaucoup trop de fautes en top spin. Quant à moi je ne suis pas dans le jeu ,je renvoie la balle dans le piège tendu de nos adversaires 5 points au 1er set et 6 points dans le deuxième set l’arbitre me comptant un service faux direct pour avoir placé la balle sur la table. Lars a-t-il bien récupéré de sa demi-finale perdue ?.Me suis-je déconcentré suite à mon retard  Mais nous sommes une équipe et la minute de repos va nous permettre de retrouver nos esprits et le sens du jeu. Patricia et Paul solidaires ,nous persuadent de changer de stratégie et de jouer dans le cd du pirate. Nous décidons de durcir le jeu et surtout les échanges et chaque point devient une bataille féroce jusqu’à la fin de cette tragédie. Le nigérien passe à l’attaque voyant que nous marquons beaucoup de points dans le cd du pirate. La fin du set est tendue que nous remportons 12/10 en sauvant une balle de match. L’espoir renait et tout est encore possible.Nous ne changeons rien dans ce 4éme set et reprenons confiance, les attaques de Lars sont plus efficaces .Je me contente de suivre le jeu et de tailler les balles en poussette agressivement .Parfois un filet d’air de la climatisation de la salle s’invite au-dessus du filet de la table , la balle flottant dans le vide , il faut simplement pousser doucement la balle .Une intension volontaire ou involontaire du nigérien stop le jeu pendant quelques minutes, une douleur à la jambe interfère le déroulement de la partie . Nous restons concentrés bien au contraire. Le jeu repart et prend une autre dimension ,nous arrachons ce set par 11/9.ils ne restent plus que notre table, toutes les autres finales de doubles sont terminées. Ce dernier set est un destin. C’est au tour de nos adversaires d’êtres déstabilisés Nous partons à l’attaque et menons 5/1 et nous changeons de côté et ils semblent que les arbitres ne savent plus qui doit servir sur qui. Une conversation s’engage en anglais entre le nigérien et Lars, les secondes me semblent durées une éternité. Le jeu reprend et nous commettons à notre tour des fautes de précipitation. Nos adversaires reviennent à 6/4 puis mène 8/6 Lars sert sur le nigérien qui jusqu’à maintenant n’a commis aucune fautes de sa part, je décide de prendre l’attaque en top spin 8/8 puis 9/9 .La tension est à son comble pas un bruit dans la salle , je sers sur le pirate un échange s’ensuit ,le nigérien passe à l’attaque sur le coup droit de Lars et par je ne sais quel miracle loin de la table, il renvoie la balle sur le côté revers adverse qui touche la bande blanche et s’échoue comme un bateau sur le sable derrière le filet .10/9 Je demande à mon capitaine quel service je dois exécuter, il me répond short dans un moment puis comme tu veux ,à cet instant pour la première fois mon instinct me dicte d’exécuter mon service pomme long rapide et lifté sur le coude du pirate et qui la renvoie loin de la table. Je me retourne pour remercier le public derrière moi. Je reçois une belle accolade et le regard complice de mon capitaine qui semble avoir été bluffé par mon service gagnant. La poignée de main rapide à nos adversaires et arbitres et pour la dernière fois je lève les bras ceux-là même que j’avais levés chaque matin des dizaines de fois pendant des mois dans la salle ou je m’entrainais seul De mon rêve j’étais passé à la réalité J’étais arrivé à la fin de mon aventure que je partageais avec Lars .Un vent d’émotion souffla dans la salle.je remerciais une nouvelle fois Patricia ,les yeux embuées de larmes ainsi que Paul aussi très ému Lars et moi on tenaient la raquette mais ils leur appartenaient une partie de notre victoire, ils avaient cru en nous et leurs conseils précieux nous avaient redonné courage et abnégation que la victoire était toujours possible Mon ami, Pascal l’italo français était présent « tu vas me faire pleurer me dit ‘il  mon ancien coéquipier Jean Louis me tapa dans le dos « tu le mérites à plusieurs reprises « et Claude traversant les séparations et me prenant dans ses bras « ça me fait plaisir » les images défilent rapidement les photos aussi, ces moments uniques et rares , on voudrait que rien ne s’arrête .Le tennis de table m’avait déjà tout apporté tout donné ainsi que de merveilleuses rencontres humaines et il continuait à mon Age de me transporter vers des sentiments nouveaux comme si rien n’avait exister C’est le moment de la remise des médailles pour les doubles, Lars et moi nous attendons sur nos chaises notre tour sans dire un mot pour monter sur le podium. Nous recherchons notre calme et un moment de paix intérieur Le déroulement s’organise par ordre décroissant des âges .A quelques mètres nos vaincus , je reçois un léger sourire du pirate j’ai quelques secondes de compassion si prêt de la victoire me dis-je. Pour la dernière fois nous sommes ensemble sur la première marche du podium , le bonheur peux être simple avec une médaille autour du cou. Le tennis de table est un sport unique par sa longévité et la passion n’a ni Age ni de frontière Encore quelques photos et vidéo prises par mes amis je sais que ces instants sont si rares .Je décide de sortir de l’immense halle pour me diriger vers la sortie extérieur. Ma médaille est rangée dans la housse de ma raquette Une bouffée d’air chaud est venue remplir mes poumons. Ma révolte était terminée, je retrouvais le gout d’être libre J’ouvrais ma petite boite et je rendais la liberté à mes lettres de l’alphabet. J’aperçois Patricia assise à côté d’une amie que je vais rejoindre et qui me dit « tu donnes envies aux autres de jouer « je compris cette fois que j’avais gagné mon pari la lettre P signifiait partager et retrouvait sa libre expression Ma réponse fut courte si j’étais capable de réussir d’aller au bout d’une belle histoire ,d’autres pouvaient prendre le même chemin et peut être de faire mieux

Y a une route

Ya une route

Tu la prends, qu’est-ce que t’coute ?

Y a une route

Y a même un chien qui court la tête entre les mains

Y’a une route

Tu sais y a pendant des années

Des gens qu’ont vécu l’dos tourné

Sur une route abandonnée

(Y’a une route)

Gerard Manset

 

.La soixantaine passée, un beau matin de septembre 1980 je décidais de partir sur la route du ping Aujourd’hui quelques compagnons de ma vie de routard sont partis définitivement. Je construisais avec eux mon humanisme Pendant cette période particulière où le temps s’était suspendu quelques mois. Je cherchais comme certains une nouvelle réflexion sur le sens de notre vie Il y avait un homme politique au parcours atypique et qui me paraissait intéressant à connaitre. Jean François Deniau, homme politique ,intellectuel ,ministre ,écrivain , voyageur et sportif .Il avait traversé l’atlantique en solitaire en bateau à l’Age de 67ans.le mot courage était le titre d’un de ses livres que je m’en pressais de lire Le sens même de la vie n’était-elle pas une curiosité comme une abeille qui butine ou qui cherche son chemin , une rencontre du hasard ,un mot , une phrase , un vers ou tout simplement la fin d’un livre

Un jour le courage frappe à la porte de la peur et demande :

« Qui est là ? »La peur répond : »La peur »

Le courage entre, et il n’y a personne

« COURAGE « 

Jean Francois Deniau

 

Le courage m’avait permis de partager avec Lars Hauth le titre de champion d’Europe Vétérans en double dans la catégorie 60/65ans


   
Steevy, Marmotte, Mikouquartz et 3 autres membres ont réagi
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Lumaytois
(@lumaytois)
Pongiste
:
Messages: 151

Titre: Pongiste
Style de jeu: attaque-défense en alternance
Classement: 1454
Bois: Kenner Blade (défense)
Revêtement CD: Vega Pro 1.8 noir
Revêtement RV: Hellfire X OX rouge
Localisation: BW Belgique

😵 Amis boulangers, appréciez cette "tartine".


   
Mikouquartz a réagi
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Laplaud
(@laplaud)
Pongiste
:
Messages: 77

Titre: Pongiste
Style de jeu: Bloc picot à la table - Top et frappe avec le backside
Classement: 16
Bois: Ancien TIBHAR Cos-3
Revêtement CD: GEWO Neoflexx eFT 40 1,9mm
Revêtement RV: TIBHAR Grass D Tecs 0X

Très beau récit qui nous permet de suivre, comme si nous y étions, tes championnats d'Europe, avec cette très belle victoire obtenue avec Lars, ensemble en finale.

Une médaille c'est une belle récompense mais comme tu le dis "Vous terminez troisième c’est bien, deuxième c’est encore mieux mais premier on n'oublie jamais !"

C'est tellement vrai, premier par définition, on ne peut pas faire mieux et quand on y arrive, c'est une totale plénitude, on est "Champion" bordel !

Mais on n'y arrive pas par hasard, il faut s'accrocher à son rêve, le chemin est long, il faut bien le préparer, il faut y croire, ce que tu nous montres merveilleusement bien dans cette histoire.

Je t'imagine levant les bras comme tu le dis "ceux-là même que j’avais levés chaque matin des dizaines de fois pendant des mois dans la salle ou je m’entrainais seul !", déjà tu te projetais comme un gamin et ça ça fait aussi ta force !

 

Bravo à toi pour ce parcours à Rimini, parcours d'autant plus respectable quand on sait par où tu es passé ces dernières années et avec les doutes qui t'habitaient logiquement ces derniers temps, tu le mérites, je te l'ai déjà dit et je me répète : j'en suis très content pour toi ... chapeau bas l'artiste car il y a quand même une part d'artiste en toi malgré ce que tu peux dire ! 😉


   
Marmotte a réagi
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LAMARRE
(@soukha)
Membre
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Messages: 1

Titre: Member

Très beau texte mon ami Denis.

Le sport et le Ping nous apporte tant de bonheur et de satisfaction qu'il est important de le "P"artager !

Tellement heureux pour toi que tu aies pu concrétiser ton amour et ton engagement pour ce sport magique par cette belle médaille d'or en double au CE de Rimini. Comme je te l'ai dit après votre victoire, "tu l'as tellement mérité" après ce magnifique courage et abnégation après toutes ces blessures...

Mais tu sais quoi mon pote ?... Quand tu m'as dit après la rupture du tendon d'achille "C'est fini pour moi le ping", je n'y ai pas du tout cru et je n'ai jamais douté un seul instant que tu reviendrais derrière la table avec nous, encore mieux préparé que jamais !

Chapeau bas mon copain d'enfance (et premiers échanges en stage à l'INS en 1980 et indiv), tu es un exemple pour tous les sportifs et pongistes de la terre.

Un pti aveu entre nous Denis: j'aurais bien voulu la gagner plus tôt ensemble cette médaille d'or au CE 😆 on était si près à TAMPERE en Finlande en 2015 avec le bronze tous les deux et en 1/4 au CM d'AUCKLAND (NZ) bien compensée il est vrai par nos deux médailles de bronze en simple 🤩

Alors tu sais quoi et comme tu le dis si bien avec le Courage, la Foi et la Chance (tu pourras ajouter cette lettre dans ta boite car elle aide bien parfois), il y a encore une marche à gravir...le titre mondial ! Qui sait ?... On a encore de belles années devant nous mon pote ! 😜 

La vie et le Ping c'est que du Soukha !

Jean-Louis


   
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Mikouquartz
(@mikouquartz)
Junior 39eme année
:
Messages: 81

Titre: junior 39eme année
Style de jeu: Attaquant mi-distance mais surtout mi-figue mi-raisin
Classement: En route vers les 1000 !
Bois: ONC (origine non constatée)
Revêtement CD: Pongori TTRB900all 1.5mm
Revêtement RV: Pongori TTRB900all 1.5mm
Localisation: TT CRAPONNE SUR ARZON

Magnifique, Denis !

À 20 ans déjà, tu naviguais déjà dans ta petite R5 avec l’autoradio à fond et Léo Ferré dans les oreilles, entre La Croix du Sud et la rue Dericbourg où se tenait la salle de ping de Chevilly….

Jean-Francois Mécène, Gérard Velou et d’autres dont j’ai oublié le nom, jouaient avec toi en équipe 1 de Chevilly-Larue, tu étais le jeune du club qui montait : 15, puis 10, puis 5 ! On était fier pour toi, grâce à tes progrès une dynamique de haut niveau s’est installée dans le club qui a atteint peu à peu la 1ere division (l’actuelle ProA), et un jour il y a eu une super recrue : Chen Pin XI ! Sensationnel joueur que seul Gatien battait… je dis ça de mémoire et peut-être que ma mémoire exagère ? Y a t’il d’autres joueurs qui se souviennent de Chen ?
Chen Pin XI t’a aidé, Denis, à franchir la dernière marche grâce à vos entraînements top niveau et tu es devenu un joueur classé 0… tes résultats t’ont permis de jouer dans le top 20 français, chapeau pour un autodidacte…

… voilà mes quelques souvenirs, d’un gamin de ton club qui t’admirait comme tous les joueurs de l’Elan de Chevilly !

Comme tous les autres mais….. j’étais le seul, privilégié ! qui écoutait ton Léo Ferré dans ta petite R5 à la place passager quand tu me raccompagnais chez moi, puisqu’on habitait le même immeuble, 4 allée Didier Daurat……… 


   
Laplaud a réagi
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Roothoof
(@roothoof)
Pongiste
:
Messages: 1053

Titre: Pongiste
Style de jeu: attaquant
Bois: TSP 5.5
Revêtement CD: TSP Spectol 1,6
Revêtement RV: TSP Spectol 1,6

Merci à Denis pour ses beaux écrits sur le Ping au fil des quarante dernières années. 


   
Mikouquartz a réagi
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